Vestibule & entrée : l’âme retrouvée
– Maison de famille du XIXᵉ : entre cachet d’époque et modernité
La demande client :
« Donner une vraie personnalité intérieure à cette belle maison du début du 19ᵉ siècle. Sublimer les moulures, les grandes ouvertures et les hauteurs sous plafond. Jouer avec les carreaux de ciment existants et conserver la suspension « Random », particulièrement chère aux yeux des clients. »
Cette bâtisse du début du XIXᵉ siècle possédait déjà une âme remarquable, portée par de magnifiques volumes et de précieux carreaux de ciment d’époque. Le défi consistait à révéler ce patrimoine sans le figer, en réaffirmant l’esprit chaleureux et convivial d’une vraie « maison de famille ».
LE PROJET :
Ma mission
Concevoir une écriture décorative et architecturale cohérente, fluide et chaleureuse pour les espaces d’accueil (l’entrée et le vestibule).
Composer une palette chromatique sur mesure : Puiser dans les pigments des carreaux de ciment d’origine pour choisir des teintes enveloppantes et pleines de relief.
Structurer les volumes et la circulation : Libérer les perspectives visuelles vers l’escalier et le fond de la maison tout en magnifiant les hauteurs sous plafond et les moulures.
Concevoir du mobilier sur mesure : Répondre aux contraintes techniques et aux besoins du quotidien grâce à un agencement millimétré, élégant et fonctionnel.
Intégrer les pièces de cœur : Réinterpréter la suspension iconique Random Light et intégrer des détails décoratifs singuliers créant un fil conducteur dans l’ensemble des pièces.
Le résultat
Une entrée chaleureuse et rythmée
ès le pas de la porte, l’ambiance s’affirme. Les murs s’habillent de la teinte profonde Picture Gallery Red, un rouge terracotta aux sous-tons bruns qui dialogue instantanément avec les carreaux de ciment. Les boiseries, encadrements et plinthes s’adoucissent d’un taupe poudré (Dimity), tandis que la porte d’entrée et la double porte se parent de Joa’s White.
Un grand meuble d’entrée sur mesure en finition noyer vient masquer avec discrétion les contraintes techniques (tuyauterie, plinthes) tout en optimisant chaque centimètre : tiroir à chaussures en partie basse, penderie de face et tablettes en hauteur. Ses poignées boules en blanc brillant font écho aux délicates sculptures de la cheminée du salon. Sur le dessus, des paniers en fibres naturelles apportent cette note « campagne chic » si vivante.
En face, le végétal reprend ses droits : un grand Ficus benjamina trouve sa place dans un pot en terre cuite brute, à proximité d’une console familiale mise en valeur par un mur de cadres éclectiques. Au plafond, la suspension Random Light (Ø 50 cm) accueille les visiteurs d’une douce lumière ajourée.
Un vestibule lumineux et théâtralisé
En ouvrant la perspective, la double porte et son imposte ont été allégées de leurs anciens verres texturés au profit de vitrages transparents et de boutons en porcelaine blanche émaillée. Dès l’entrée, le regard traverse désormais les pièces pour se poser sur l’escalier magistral.
Dans le vestibule, le rythme architectural s’intensifie :
Un soubassement graphique : Délimité par de fines moulures en hêtre teinté noyer, un jeu de rayures verticales précises en Picture Gallery Red sur fond Dimity dynamise l’espace et fait écho aux étoffes du salon.
L’escalier mis en scène : Les contre-marches peintes en terracotta guident le regard vers les étages, tandis que le limon et le stylobate s’habillent de la nuance Archive, soulignée d’une discrète moulure à boules.
Le dialogue des luminaires : En point d’orgue, la suspension Random Light se déploie ici en version XXL (Ø 80 cm), répondant en miroir à sa petite sœur de l’entrée pour souligner la belle hauteur sous plafond.
Un banc contemporain en chêne et tissu grège aux proportions sur mesure dégage le passage vers la cour extérieure, complété de patères en porcelaine et d’un porte-parapluie décalé en céramique. Un équilibre parfait entre élégance intemporelle, praticité quotidienne et clins d’œil affectueux.